les métiers du son

Cette section se destine aux étudiants à la recherche d’informations sur les métiers du son. Notre but est de faciliter l’orientation des élèves à la recherche d’une formation.

Si nous avons créé un arbre des métiers et un arbre des formations, c’est que la relation entre les deux est complexe. Sauf exceptions, il n’est pas indispensable d’avoir tel ou tel diplôme pour exercer tel ou tel métier dans le domaine du son. Cela est dû au caractère pluridisciplinaire de notre branche d’activité.

En général, les savoirs nécessaires à l’exercice d’un métier dans le domaine du son sont de trois ordres : théorique / technique ; culturel / esthétique ; pratique. Nous détaillons ces savoirs dans les fiches concernant les différents métiers du son. Ils sont variables suivant les domaines : son pour l’image ou son pour la musique, enregistrement ou sonorisation, etc. D’où notre classification des métiers, qui découle de cette analyse.

Les différentes formations disponibles en France permettent d’acquérir en partie ces savoirs.  Elles se différencient par leur niveau d’étude et leurs spécialités. L’arbre des formations précise l’un et l’autre.

La maîtrise pratique est la seule chose qui compte pour l’exercice du métier. La culture du domaine concerné est un aliment indispensable à cette pratique car le son que nous créons est jugé par les auditeurs en fonction de cette culture, qu’ils partagent avec nous. La théorie permet de développer des méthodes de travail rationnelles en analysant les conditions d’exercice de cette pratique. Elle permet de faire évoluer cette pratique et de l’optimiser, de pouvoir aussi l’intellectualiser pour la prévoir et la projeter, de l’adapter à des conditions nouvelles.

Mais on apprend aussi à pratiquer en pratiquant car cela nécessite une synthèse. On doit apprendre à agir en fonction de contraintes sans cesse différentes et en faisant des choix esthétiques dépendant de ces contraintes. On peut accéder à cette expérience à la fois grâce aux stages, au statut d’assistant et de manière personnelle. Un jeune musicien travaillant tout seul dans son home-studio commence ainsi sa formation. Toutes les écoles intègrent, à un niveau ou à un autre le développement de la pratique personnelle. Les films d’école sont ainsi une matrice très importante de l’apprentissage du son au cinéma. Les lieux de formation constituent aussi un tremplin pour l’obtention de stages, qui facilitent eux-mêmes l’accès au travail.

On peut être autodidacte, au moins en partie dans les métiers du son car cette culture, ces théories et cette pratique ne sont pas l’apanage exclusif des écoles. On trouve ainsi beaucoup d’ingénieurs du son dans les musiques actuelles, ayant été d’abord musiciens, avant d’acquérir les compétences techniques nécessaires à l’exercice de leur métier. Pour autant l’école est un bon moyen de trouver réuni à la fois l’information nécessaire à la pratique et les conditions d’exercice de cette pratique.

A vous donc de choisir votre orientation en fonction de votre parcours et de vos buts, en imaginant ce qui sera le plus propice à votre développement.